Donald Trump lors d'un meeting électoral, le 29 octobre 2026 à Rock Hill en Caroline du Sud (Etats-Unis) ( AFP / Kent NISHIMURA )
Les républicains "ont une chance" de gagner mardi les élections de mi-mandat, a assuré Donald Trump vendredi avant de partir pour un meeting en Floride. Mais les sondages, et la fébrilité du camp républicain, contredisent cet optimisme affiché.
"Nous avons une chance de bien nous en sortir. Peut-être très bien", a dit le président républicain dans le Bureau ovale, avant de tempérer aussitôt ses propres propos.
"Généralement un président, bon ou mauvais, républicain ou démocrate, perd les +midterms+", lors desquelles tous les sièges de la Chambre des représentants et un tiers de ceux du Sénat sont renouvelés, a-t-il déclaré. C'est historiquement vrai.
Le Parti républicain n'aborde pas la dernière ligne droite de campagne avec la plus grande sérénité, comme en témoignent de surprenants revirements concernant le programme de Donald Trump.
Le président américain se rendra dimanche en Iowa (centre-nord) et au Kansas (centre), des terres conservatrices où les scrutins s'annoncent beaucoup plus difficiles que prévu pour son camp.
Jeudi, le Parti républicain avait assuré que les perspectives électorales étaient bonnes dans ces deux États et qu'un déplacement de Donald Trump ne se justifiait donc pas. Le raisonnement avancé était qu'il serait plus efficace pour le dirigeant de 80 ans de multiplier les participations à des rassemblements en ligne.
Interrogé ensuite par un journaliste qui lui demandait s'il était fatigué de sillonner le pays pour faire campagne, Donald Trump avait répondu avec une agressivité particulièrement marquée.
Trump va "parfaitement bien"
"Je me sens parfaitement bien", avait-il lancé, avant de faire des commentaires insultants sur le physique du reporter.
"Je soupçonne que Trump n'a pas beaucoup aimé" qu'une discussion s'engage sur sa santé, et "reprogrammer les meetings est la manière la plus rapide d'y mettre fin", explique à l'AFP le spécialiste de communication politique Mike Fahey, qui a travaillé sur de nombreuses campagnes aux Etats-Unis.
"Il y a aussi un vrai argument de campagne. (...) Un message enregistré ne suscite pas la même couverture médiatique locale ou la même excitation qu'avoir Air Force One qui atterrit chez vous", ajoute-t-il.
Les démocrates espèrent, lors de ces "midterms", ravir aux républicains le contrôle de la Chambre des représentants, voire aussi du Sénat, les deux composantes du Parlement fédéral américain, le Congrès.
Ils tentent également de gagner quelques sièges de gouverneurs.
Les premiers signaux pourraient soutenir les espoirs de l'opposition.
Pape électeur
Vendredi à la mi-journée, un nombre record d'Américains, 47,9 millions, avaient déjà déposé leurs bulletins via des opérations de vote anticipé.
La participation se révèle particulièrement forte dans les États disputés, tandis que dans les décomptes, les adhérents du Parti démocrate dépassent en nombre ceux du Parti républicain.
Le pape Léon XIV, premier souverain pontife américain de l'Histoire, est aussi devenu le premier à annoncer qu'il avait rempli son devoir civique.
Il "a exercé son droit de vote en tant que citoyen des États-Unis chaque fois qu'il en a eu l'occasion" et "conformément à cette pratique bien établie de participation civique, le pape a envoyé son bulletin de vote par courrier à Chicago", selon le Vatican.
Avec l'Iowa et le Kansas, Donald Trump choisit de conclure sa campagne dans des États qu'il avait largement remportés en 2024, en pariant cette fois encore sur son pouvoir personnel de mobilisation.
La stratégie pourrait se révéler contre-productive.
La cote de confiance du milliardaire est au plus bas, parce que les Américains le tiennent responsable du coût élevé de la vie et lui reprochent d'avoir lancé la guerre en Iran.

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